Chérie, c’est aujourd’hui mon rendez-vous avec la Coach …

par | Juin 29, 2022 | Soumis.es | 2 commentaires


La gorge serrée et les mains légèrement moites avant votre arrivée; je me rappelle avoir dû m’arrêter à de maintes reprises sur la route les heures qui ont précédé notre rencontre. Avais-je bu tant d’eau que cela de manière inconsciente sur la route ? 

Je me rappelle aussi vous avoir écrit au préalable une lettre au cas où je risquais de perdre ma langue à votre arrivée… 

Finalement, rien de tout cela, parler de mon projet à une interlocutrice si réceptive m’a permis de me détendre. J’ai pu rapidement me concentrer et la sensation d’un entretien d’embauche s’est vite dissipée pour laisser place à une vraie séance de coaching pendant laquelle vous avez très rapidement cerné le sens de mon projet et de mon entreprise.

Mes mains jointes sagement posées sur la table comme on me l’a appris dans ma tendre enfance; les fesses très serrées sur ma banquette; je ne savais où poser mon regard autre part que dans vos yeux perçants logés derrière vos lunettes rouges. À plusieurs reprises, j’ai du lutter pour ne pas sombrer dans votre encolure. En proie à une lutte interne, il me fallait en permanence chasser les quelques photos de vos décolletés, vues sur votre profil Fetlife, qui me surgissaient sans cesse à l’esprit, telle une visionneuse à diapositives qui s’emballerait… Et c’est précisément lors d’un de ces instants de chasse, qu’en me regardant droit dans les yeux, vous sortez de l’échancrure de votre chemisier, cette clé, reconnaissable entre 1000.

Et à ce moment précis, vous changez de sujet. Vous vous mettez à me parler de domination cérébrale et de vos méthodes particulières pour atteindre les objectifs fixés. Vous me parlez de vos autres soumis, de vous imaginer en tant que strict mommy, des bons points et mauvais points que vous allez me décerner, des devoirs que vous comptez me donner.  Mon cœur se met à battre la chamade, je sens mes joues rougir. J’essaye de me contenir, de ne rien laisser paraître et pourtant j’ai l’impression que vous lisez en moi comme dans un livre ouvert.

Rien d’aguichant ou de sexuel… et pourtant…

Vous me parlez de votre histoire, de votre perception des hommes de notre espèce que vous considérez comme des diamants bruts qui ne demandent qu’à être taillés. 

Des clients passent et repassent dans le salon de thé derrière vous, vous n’êtes en rien perturbée ; il est vrai que personne ne peut se douter une seconde de ce dont vous êtes entrain de me parler…

Vous me posez quelques questions à propos de mon épouse et de son caractère; vous me communiquez que vous n’avez pas l’impression que je sois spécialement maso mais plutôt Ds ; puis comme si de rien n’était, vous revenez au sujet initial, stylo à la main, pour en établir les objectifs de travail de ces prochaines semaines.  

Vous avez pris l’ascendant et vous en avez parfaitement conscience, vous savez que désormais, c’est vous qui fixez les règles. De mon côté, je prends conscience que je suis enfin entre de bonnes mains qui vont me faire grandir. Des mains qui me tireront vers le haut et qui m’aideront à réaliser mes projets; des mains qui n’auront pas peur de récompenser ou de punir au besoin. Je prends conscience que c’est vous qui désormais fixez les règles et que j’ai tout avantage à m’y plier. 

Avant de nous quitter, nous résumons ensemble la suite des événements et vous demande enfin la permission de pouvoir aller aux toilettes que vous m’accordez bien heureusement tout en me rappelant de bien penser à régler nos consommations avant de nous quitter. 

On se dit au revoir; vous me faites la bise sur le pas de la porte, je m’imprègne de votre odeur ; vous me rappelez que la balle est dans mon camp et partons dans des directions opposées.

Je suis en voiture sur la route du retour vers la maison je ressens une tension dans mon pantalon. Non pas celle d’un arc tendu, mais plutôt d’une sensibilité accrue au niveau des testicules… L’idée de m’arrêter en cours de route et d’aller faire une balade dans la forêt m’a traversé l’esprit, non sans un sentiment de culpabilité. J’opte finalement pour l’option de continuer à rouler et de retrouver mon épouse afin de lui prodiguer orgasmes et jouissances suite à cette excitation accumulée.

Arrivé à la maison, elle me demande comment s’est passé l’entretien de coaching ; je lui réponds à merveille ! Qu’enfin j’avais trouvé une personne digne de pouvoir se prétendre coach; que nous avions parcouru ensemble le projet ; que nous allions nous revoir dans trois semaines ; que d’ici là, j’avais une multitude de tâches à effectuer. Je ne suis naturellement pas rentré dans les détails. Mais peut-être un jour, qui sait?

 

Gavroche

 

 

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