Au détour d’une première séance…

par | Nov 27, 2022 | Soumis.es | 4 commentaires


Maîtresse Līsa,

Je tenais à vous remercier de bien avoir voulu m’accueillir en votre royaume, celui de la Lisarchie. J’ai passé un excellent moment, même si cela s’est peu vu physiquement.

L’appréhension de la 1ere fois et peut être aussi le rendez-vous que j’avais après, ont certainement influé, mais je vous confirme avoir aimé ce moment.

Le chemin vers votre royaume m’a fait me poser mille questions. Qu’alliez-vous me réserver ? Vais-je être à la hauteur de vos exigences ? C’est la 1ère fois que cela m’arrive. Il faut dire que j’ai en tête notre discussion de l’autre jour, et je suis conscient que je vais sans doute être poussé dans mes retranchements. Ça me plait et ça m’angoisse à la fois. Mais j’aime cette sensation.

Arrive ce moment de sonner à votre porte. Elle s’ouvre et je pénètre. Vous apparaissez, magnifique et impérieuse. Vous avez pris de suite l’ascendant. Je me sens inférieur. En une remarque, justifiée, concernant ma chemise, vous m’avez mis en votre pouvoir. Votre voix, calme, posée, douce, mais si ferme, claque. Vous m’ordonnez de me déshabiller, et vous contrôlez le soin que j’apporte à mes vêtements, signe d’exigence. On ne fait pas n’importe quoi en votre royaume. Puis la douche, sas avant l’entrée en matière. Elle fait du bien cette douche, est-elle purificatrice ? Je ne sais pas, mais elle fait du bien, les mêmes questions reviennent mais je n’ai plus la possibilité de reculer. Encore une fois, je me demande si je vais être digne de vous.

Je sors et me retrouve debout, nu devant vous. Vous me scrutez. Je me sens inférieur. J’aime votre regard. A genoux, je passe les menottes de poignets. Puis en tailleur, celles des chevilles.

Vous me passez le collier, de chien, pas de soumis, je n’en suis bien sûr pas encore digne. Le serais-je d’ailleurs un jour ? Mais chaque chose en son temps, les relations se construisent dans le temps.

Vous y accrochez la laisse. Vient alors, à quatre pattes, le moment d’entrer en Lisarchie, vous ouvrez le rideau et je suis saisie pas l’atmosphère du lieu. J’aime. C’est beau et étonnant. A votre image. Les photos ne traduisent pas ce qu’est vraiment le lieu, sa lumière particulière, tout y est fait avec goût. Classe. Le cuir côtoyant le métal. Des tapis au sol. Des tonalités mauves. Des instruments aussi inquiétants qu’excitants. Tout est contraste. J’aime. La visite se poursuit, mes genoux s’en souviennent encore aujourd’hui. On passe dans la pièce où trône le lit avec la cage. Majestueux, on s’imagine dessus immobile et à votre merci.

Nous revenons dans la pièce où trône la croix, très belle croix de cuir et de métal, où j’imagine déjà la souffrance qui sera la mienne et toujours cette question, vais-je résister ?

Vous me faite passer un uniforme de détenu soulignant encore ma condition, confortable mais tellement symbolique. Vous me faites avouer mes excès, en douceur avec toujours cette voix, votre voix, je suis en votre pouvoir. Puis jeu de rôle : vous me donnez une place de patron mais dans les faits vous l’êtes. Je n’arrive pas à négocier, ce qui est pourtant mon habitude, mais là je ne peux pas, vous avez l’ascendant.

Premier honneur, vous m’autorisez à honorer vos magnifiques bottes lacées de ma langue, je suis à vos pieds, j’aime ça. Puis une première mise en croix, pose de pinces ou vous faites sentir ce que cela sera bientôt quand vous augmenterez l’intensité et expiation de mes fautes symboliquement, puis vous me soumettez au test du sac à main, peu concluant. Je perds forcément.

Je ne suis pas encore totalement détendu et pourtant je me sens bien. L’angoisse de la première fois.

 

Puis arrive le moment de la chaise gynéco, moment alternant sensation, griffures, frottis, roulette. Attaché des mains et des pieds, je ne peux bouger, je suis en votre pouvoir absolu et j’entends toujours votre voix à laquelle je ne peux résister. Prétextant des fouilles nécessaires, vous me pénétrez de vos doigts, moment délicieux, fabuleux. Je suis tout à vous. Offert. Sans défense. Vous me passez alors une cagoule, j’aperçois mais ne vois pas, privation sensorielle partielle, j’essaye de me fier au son. Bougie, épilation et vous immortalisez cet instant (merci d’avoir mis la photo sur fetlife, j’aime beaucoup ce petit souvenir de mon passage en Lisarchie).

Magnifique sensation, vous entamez le retrait de la cire au couteau, me détachez, puis m’intimez l’ordre de descendre de la chaise et de finir de l’ôter moi-même, pendant que vous sirotez un café en savourant le tableau de me voir arcbouté sur ma verge à tenter de me défaire de toute cette bougie.

Arrive le moment que je redoute : la mise en croix. Je vais souffrir, je le sais mais j’aime ce défi. Combien de temps vais-je tenir sous vos coups de fouet, cravache. paddle, baguette, fessées ?

Ça commence et ça cingle. Vous alternez douleur et douceur, en vous rapprochant de moi et en me parlant à l’oreille. Je tiens autant que je peux, je repousse le moment où je vais dire rouge, mais lorsque arrive le fouet que vous faites claquer, je ne peux plus et suis obligé de baisser pavillon. J’ai aimé.

Enfin, c’est la redescente. Vous me conduisez sur le chemin de votre cage, et m’y enfermez. Allongé, vous me faites faire des exercices de respiration, yeux fermés. Vous passez vos jambes entre les barreaux, et vous m’autorisez à tenir votre bottes (que vous avez changé entre temps). Puis à les honorer à nouveau de ma langue et à nouveau une fois sortie de la cage.

Un point délicat de la séance, ne pas regarder votre décolleté, si beau, si magnifique et si bien mis en valeur mais inatteignable. Il me faut baisser les yeux.

Et quand vient le moment de partir, je me dis que je n’ai pas vu passer le temps et je serais encore bien resté là, à vos pieds, en votre pouvoir.

Nous échangeons et vous me passez vos consignes, que je respecterais à la lettre.

Oui, je suis en votre pouvoir, vous avez l’ascendant.

Je n’ai qu’une envie revenir à vous, car j’ai aimé cette première séance et trouvé ce que je recherché : l’incertain, l’atmosphère, l’emprise, se dépasser même si bien sûr, vous y êtes allée doucement pour une première, mais de manière juste. Je suis prêt pour lâcher prise et m’en remettre à vous, vous obéir, me laisser guider y compris entre nos rencontres, m’améliorer à votre contact, sous vos directives, pour devenir meilleur et atteindre mes VOS objectifs.

Vous êtes une Maîtresse femme, une vraie, d’expérience. Reine du Royaume de la Lisarchie

En espérant avoir l’honneur de pouvoir revenir en vos mains,

Bien respectueusement,

Luca

 

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